Publié le 29/04/2024
Le partage de la valeur consiste à associer les salariés à la performance de l'entreprise. Autrement dit, cela revient à récompenser financièrement vos employés si votre société est rentable. L’intérêt ? Motiver et impliquer vos collaborateurs afin qu'ils participent à la réalisation des objectifs de l'entreprise.
La loi du 29 novembre 2023 a renforcé considérablement ce dispositif avec la possibilité pour les entreprises de verser deux primes de partage de la valeur par an. Les PME peuvent désormais choisir la formule la mieux adaptée à leur situation parmi plusieurs options.
Un atout majeur réside dans la souplesse du système. Les entreprises gardent une liberté dans la définition des critères d'attribution et des montants, sous réserve du respect des plafonds légaux.
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À compter du 1er janvier 2025, une nouvelle obligation s'applique aux entreprises de 11 à 49 salariés. La condition ? Avoir réalisé un bénéfice net fiscal d'au moins 1% du chiffre d'affaires sur trois exercices consécutifs.
Les sociétés concernées devront choisir entre plusieurs options : mettre en place un accord d'intéressement, instaurer un système de participation, verser un abondement dans un plan d'épargne salariale ou distribuer une prime dédiée.
Bon à savoir : ces mesures sont instaurées à titre expérimental pour une durée de 5 ans.
La réforme s'adresse aux structures employant entre 11 et 49 salariés, qu'elles soient constituées en SARL, SAS ou autres formes juridiques classiques. Cette mesure s'applique également aux acteurs de l'économie sociale et solidaire remplissant ces critères d'effectif.
Les très petites entreprises de moins de 11 salariés restent exclues du dispositif. De même, les sociétés déjà couvertes par un accord de participation ou disposant d'un plan d'épargne retraite obligatoire ne sont pas soumises à cette obligation.
Selon les estimations, 65 000 PME françaises devraient appliquer ce nouveau cadre légal, permettant à plus d'1,5 million de salariés de bénéficier d'un mécanisme de redistribution des bénéfices.
Que ce soit à titre volontaire ou obligatoire, les employeurs disposent de 4 principaux dispositifs pour partager la valeur de l’entreprise avec leurs salariés.
Instaurée en juillet 2022, la prime de partage de la valeur (PPV) a remplacé la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, aussi appelée « prime Macron ». Elle vous permet de verser une somme annuelle complémentaire à vos salariés dont le montant est exonéré de cotisations sociales, dans la limite de :
En 2022 par exemple, le montant moyen de la prime de partage de la valeur était de 790 € par salarié bénéficiaire(1).
Depuis la réforme sur le partage de la valeur, la prime PPV peut d'ailleurs être versée deux fois au cours de la même année civile ou être placée sur un plan d'épargne salariale.
Qui a le droit à la PPV ? Tous les salariés titulaires d'un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l'entreprise, aux agents publics relevant d'un établissement public et aux travailleurs en situation de handicap liés à un Esat soit :
Bon à savoir : les apprentis bénéficient de cette prime dans les mêmes conditions que les autres salariés s’ils sont liés par un contrat de travail à la date retenue par l’accord ou la décision unilatérale en place dans l’entreprise. En revanche, les stagiaires ne peuvent pas en bénéficier.
La participation
La participation est un dispositif permettant aux employeurs de redistribuer une partie des bénéfices de l'entreprise aux salariés. Dans ce cadre, vos employés perçoivent une prime qui peut être placée sur un plan d'épargne salariale ou qui peut leur être versée immédiatement. Dans le premier cas, les sommes sont bloquées pendant une certaine durée, en contrepartie d’avantages fiscaux.
En tant qu'employeur d'une entreprise de moins de 50 salariés, la participation vous offre plusieurs avantages sociaux et fiscaux. Les sommes versées à vos salariés sont en effet :
L’intéressement
L'intéressement un est dispositif d'épargne salariale visant à verser aux salariés une prime proportionnelle aux résultats ou aux performances de l'entreprise. Celle-ci peut être :
Dans le dernier cas, les sommes sont bloquées pendant une certaine durée, en contrepartie d’avantages fiscaux.
De son côté, l’employeur bénéficie des mêmes avantages fiscaux et sociaux qu’avec la participation : exonération de cotisations sociales, exonération du forfait social et déduction du bénéfice imposable.
Lire aussi : Comment mettre en place l’intéressement et la participation ?
L’épargne salariale
Si le salarié le souhaite, notamment pour bénéficier d’avantages fiscaux, la prime de partage de la valeur, l’intéressement et/ou la participation peuvent être placés sur un plan d’épargne salariale. Celui-ci peut prendre plusieurs formes.
Le saviez-vous ? Chez Generali, vous avez accès à plusieurs dispositifs pour mieux partager la valeur en entreprise : Generali Épargne Salariale et PER Generali Patrimoine.