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Réforme du partage de la valeur : les conséquences pour les PME

La loi dite de « Partage de la valeur » est entrée en vigueur en décembre 2023. Depuis 2025, elle impose notamment aux PME rentables d’instaurer un mécanisme de partage de la valeur. Découvrez le fonctionnement du partage de la valeur, les dispositifs existants pour le mettre en œuvre, ainsi que vos obligations en tant qu’employeur.

Qu’est-ce que le partage de la valeur en entreprise ?

Le partage de la valeur consiste à associer les salariés à la performance de l'entreprise. Autrement dit, cela revient à récompenser financièrement vos employés si votre société est rentable. L’intérêt ? Motiver et impliquer vos collaborateurs afin qu'ils participent à la réalisation des objectifs de l'entreprise.

La loi du 29 novembre 2023 a renforcé considérablement ce dispositif avec la possibilité pour les entreprises de verser deux primes de partage de la valeur par an. Les PME peuvent désormais choisir la formule la mieux adaptée à leur situation parmi plusieurs options.

Un atout majeur réside dans la souplesse du système. Les entreprises gardent une liberté dans la définition des critères d'attribution et des montants, sous réserve du respect des plafonds légaux.

Lire aussi : Pourquoi recourir à l’épargne salariale ?

Que préconise la loi sur le partage de la valeur ?

À compter du 1er janvier 2025, une nouvelle obligation s'applique aux entreprises de 11 à 49 salariés. La condition ? Avoir réalisé un bénéfice net fiscal d'au moins 1% du chiffre d'affaires sur trois exercices consécutifs.

Les sociétés concernées devront choisir entre plusieurs options : mettre en place un accord d'intéressement, instaurer un système de participation, verser un abondement dans un plan d'épargne salariale ou distribuer une prime dédiée.

Bon à savoir : ces mesures sont instaurées à titre expérimental pour une durée de 5 ans.

Quelles sont les entreprises concernées par la loi partage de valeur ?

La réforme s'adresse aux structures employant entre 11 et 49 salariés, qu'elles soient constituées en SARL, SAS ou autres formes juridiques classiques. Cette mesure s'applique également aux acteurs de l'économie sociale et solidaire remplissant ces critères d'effectif.

Les très petites entreprises de moins de 11 salariés restent exclues du dispositif. De même, les sociétés déjà couvertes par un accord de participation ou disposant d'un plan d'épargne retraite obligatoire ne sont pas soumises à cette obligation.

Selon les estimations, 65 000 PME françaises devraient appliquer ce nouveau cadre légal, permettant à plus d'1,5 million de salariés de bénéficier d'un mécanisme de redistribution des bénéfices.

Comment partager la valeur en entreprise ?

Que ce soit à titre volontaire ou obligatoire, les employeurs disposent de 4 principaux dispositifs pour partager la valeur de l’entreprise avec leurs salariés.

Qu'est-ce que la prime de partage de la valeur (PPV) et qui peut en bénéficier ?

Instaurée en juillet 2022, la prime de partage de la valeur (PPV) a remplacé la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, aussi appelée « prime Macron ». Elle vous permet de verser une somme annuelle complémentaire à vos salariés dont le montant est exonéré de cotisations sociales, dans la limite de :

  • 3 000 € par salarié et par an ;
  • 6 000 € par salarié et par an si l'entreprise a conclu un dispositif d'intéressement ou de participation.

En 2022 par exemple, le montant moyen de la prime de partage de la valeur était de 790 € par salarié bénéficiaire(1).

Depuis la réforme sur le partage de la valeur, la prime PPV peut d'ailleurs être versée deux fois au cours de la même année civile ou être placée sur un plan d'épargne salariale.

Qui a le droit à la PPV ? Tous les salariés titulaires d'un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l'entreprise, aux agents publics relevant d'un établissement public et aux travailleurs en situation de handicap liés à un Esat soit :

  • à la date de versement de la prime,
  • à la date de dépôt de l'accord,
  • ou à la date de la signature de la décision unilatérale précisant les modalités de versement de la prime.

Bon à savoir : les apprentis bénéficient de cette prime dans les mêmes conditions que les autres salariés s’ils sont liés par un contrat de travail à la date retenue par l’accord ou la décision unilatérale en place dans l’entreprise. En revanche, les stagiaires ne peuvent pas en bénéficier.

La participation

La participation est un dispositif permettant aux employeurs de redistribuer une partie des bénéfices de l'entreprise aux salariés. Dans ce cadre, vos employés perçoivent une prime qui peut être placée sur un plan d'épargne salariale ou qui peut leur être versée immédiatement. Dans le premier cas, les sommes sont bloquées pendant une certaine durée, en contrepartie d’avantages fiscaux.

En tant qu'employeur d'une entreprise de moins de 50 salariés, la participation vous offre plusieurs avantages sociaux et fiscaux. Les sommes versées à vos salariés sont en effet :

  • exonérées de cotisations sociales ;
  • exonérées du forfait social ;
  • déduites du bénéfice imposable de l'entreprise.

L’intéressement

L'intéressement un est dispositif d'épargne salariale visant à verser aux salariés une prime proportionnelle aux résultats ou aux performances de l'entreprise. Celle-ci peut être :

  • versée directement aux salariés qui le souhaitent ;
  • placée sur un compte épargne-temps (CET) ;
  • placée sur un Plan d'épargne salariale.

Dans le dernier cas, les sommes sont bloquées pendant une certaine durée, en contrepartie d’avantages fiscaux.

De son côté, l’employeur bénéficie des mêmes avantages fiscaux et sociaux qu’avec la participation : exonération de cotisations sociales, exonération du forfait social et déduction du bénéfice imposable.

Lire aussi : Comment mettre en place l’intéressement et la participation ?

L’épargne salariale

Si le salarié le souhaite, notamment pour bénéficier d’avantages fiscaux, la prime de partage de la valeur, l’intéressement et/ou la participation peuvent être placés sur un plan d’épargne salariale. Celui-ci peut prendre plusieurs formes.

  • Le Plan d’épargne entreprise (PEE) : sauf cas de déblocage anticipé, les sommes investies sur le PEE sont bloquées pendant au moins 5 ans. En contrepartie, elles sont exonérées d'impôt sur le revenu à la sortie.
  • Le Plan d’épargne retraite (PER) : sauf exception, les sommes versées sur le PER sont bloquées jusqu’à la retraite du salarié. En contrepartie, celui-ci peut déduire le montant du versement de son revenu imposable (dans la limite des plafonds applicables). Il peut ainsi réaliser des économies d’impôt.
  • Le Perco : sauf cas de déblocage anticipé, les sommes versées sur le Perco sont bloquées jusqu'au départ à la retraite. En contrepartie, les versements du salariés et l'abondement éventuel de l'entreprise sont exonérés d'impôt sur le revenu (dans la limite des plafonds en vigueur).

Le saviez-vous ? Chez Generali, vous avez accès à plusieurs dispositifs pour mieux partager la valeur en entreprise : Generali Épargne Salariale et PER Generali Patrimoine.

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