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Protéger son épargne de l'inflation

Qu’est-ce que l’inflation et comment protéger son épargne ?

L'indice des prix à la consommation, principale mesure de l'inflation, a connu une nette accélération en 2022 (+5,2 %) et 2023 (+4,9 %) selon l’Insee, avant de ralentir depuis. Baromètre de la santé économique d’un pays, cette augmentation générale des prix a forcément une incidence sur vos avoirs personnels : certains placements permettent néanmoins de protéger votre épargne. Décryptage.

Qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation correspond à une hausse générale et durable des prix, selon la définition officielle de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).

Elle est évaluée en France par l’Indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure en pourcentage la variation d’un panier de biens et services représentatifs de la consommation finale des ménages. Pour la zone euro, le calcul du taux d’inflation se base sur un Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH).

Quels sont ses effets concrets ?

L’inflation traduit une baisse de pouvoir d’achat de la monnaie. Celle-ci perd de la valeur. Concrètement, avec la même somme d’argent, vous pouvez acheter moins de choses.

Mais dans une logique vertueuse, une hausse générale des prix entraîne celle des salaires, neutralisant ainsi les effets de l’inflation.

Une hausse régulière et modérée du niveau général des prix autour de 2 % est signe de croissance économique :

  • elle favorise l’anticipation et les investissements productifs des entreprises ;
  • elle encourage les ménages à placer leurs liquidités ;
  • les taux d’intérêt peuvent être maintenus à un niveau peu élevé, permettant aux différents acteurs d’emprunter à des taux attractifs. Les taux d’intérêt étant en effet le principal levier de la BCE pour ralentir la surchauffe de l’économie ou, au contraire, la relancer.

Quelles conséquences sur votre épargne ?

L’érosion de la valeur monétaire due à la hausse générale des prix fait qu’un placement dont le rendement est inférieur au taux de l’inflation ne rapporte plus rien. Il vous coûte même de l’argent, car le taux de rendement réel (taux de rendement du placement minoré du taux d’inflation) est négatif. Pour faire fructifier votre épargne, avec une espérance de gain supérieur à l’inflation, une prise de risque de perte en capital s’avère souvent incontournable. Il s’agit d’une question de dosage, à savoir : quelle part de capital êtes-vous prêt à perdre pour espérer un rendement réel positif ?

Bon à savoir. L’inflation avantage en revanche les acteurs qui ont emprunté à un taux d’intérêt faible. La valeur du capital à rembourser diminue en effet avec la hausse générale des prix.

Quels placements souffrent de l’inflation ?

En considérant une inflation durable autour de 3 %, tous les placements à taux fixe inférieur à ce niveau seront pénalisés :

  • les obligations et produits obligataires à taux fixe, leur valeur de remboursement risquant d’être abaissée ;
  • les fonds euros essentiellement investis en obligations, qui ont servi un taux de rendement moyen autour de 2,5 % en 2024 selon le cabinet Fact & Figures. Leur garantie en capital sécurise votre épargne, mais ne protège pas de l’érosion monétaire.

À noter. Certains fonds euros diversifiés avec des actifs plus risqués (immobilier, actions, etc.) sont plus performants. Pour y accéder, vous devez investir une partie de l’épargne de votre assurance vie sur des supports en unités de compte (UC), plus volatils. Il existe aussi des fonds croissance, qui offrent une perspective de rendement supérieure aux fonds euros, en échange d'une garantie du capital au bout de huit années seulement.

N’hésitez pas à solliciter votre conseiller pour ajuster la composition de votre assurance vie à vos objectifs et votre horizon d’investissement.

Comment prémunir votre épargne ?

  • les livrets réglementés : une fausse solution ?

Les taux d'intérêt des livrets d'épargne réglementés fluctuent en fonction du contexte de taux d'intérêt et de l'inflation. Pour rappel, cette épargne est réglementée par l'État qui décide de son taux de rémunération.

Les plans épargne logement (PEL) ouverts depuis le 1er janvier 2025 obtiennent un taux de 1,75 %. Le taux du livret A, tout comme celui du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est fixé à 2,4 % depuis le 1er février 2025.
Le taux du livret d'épargne populaire (LEP) est fixé à 3,5 % au 1er février 2025. 

Dans tous les cas, le taux de rémunération est inférieur à l'inflation, il ne peut donc s'agir que d'une épargne de précaution.

  • l’or

Valeur refuge pour son côté tangible et son indépendance de toute monnaie, ce métal précieux reste un rempart historique contre l’inflation. Son cours est plutôt à la hausse depuis 2024, dans un contexte d’incertitudes économiques et politiques.

  • les matières premières

L’inflation, par définition, est liée à la hausse du prix des matières premières. Investir dans ce type d’actifs permet de bénéficier de leur valorisation.

  • l’immobilier en direct ou via une SCPI

Comme l’or, la pierre fait office de valeur refuge en tant qu’actif tangible dont la valorisation a tendance à augmenter en période inflationniste. L’immobilier locatif est en outre une solution pour bénéficier de l’augmentation des loyers, l’Indice de référence des loyers (IRL) étant révisé en fonction de l’évolution des prix à la consommation.

Un bémol toutefois : il faut désormais prendre en compte l’impact du DPE (diagnostic de performances énergétiques) qui interdit depuis 2023 certains bien à la location ou oblige les propriétaires à effectuer d’importants travaux de rénovation.

La souscription de parts de société civile de placement immobilier (SCPI) est plus simple et accessible que d’investir dans l’immobilier physique, mais elle nécessite d’être averti des risques inhérents à ce type de placement. Parlez-en avec votre conseiller.

Sources :

 

L'investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuations à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l'évolution des marchés financiers. L'assureur s'engage sur le nombre d'unités de compte et non sur leur valeur qu'il ne garantit pas.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

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